
Et bien je vous le donne Emile, c'est l'échevelé derrière le viseur !
Commençons par l’état civil. Un mètre soixante dix, cheveux noirs mal coiffés et yeux bleus, Jurââssien avec l’accent qui va bien ! Il manque une dernière donnée, le poids, mais je pars du principe que cette page pourrait être lue par des membres de la gent féminine, par conséquent je ne préfère prendre aucun risque. Du coté du patronyme, certains me connaissent aussi sous le surnom de Nugget : une longue histoire de cantine scolaire, de poulet grillé et d’assiette cassée ... Ceux qui se demandait d’où vient le nom du site ont leur réponse.
Ma passion pour les trains a du voir le jour de février 1990 où je suis né. Ma mère m’a souvent dit "fiston,
je crois bien que tu as toujours su ce qu'était un train !" Après tout c’est peut être génétique puisque je suis le fils
d'un cheminot. Par la suite, de multiples visites à la gare de St Claude, pour voir mon père au travail m’ont marqué : entendre
les X2800 et autres RGP démarrer en trombe pour Lyon ou Dijon, un régal pour les oreilles du petit enfant sachant tout juste
marcher.
Evidemment, comme tous les garçons qui se respectent, j’ai eu droit à un cadeau très original sous le sapin de Noël :
un train électrique. Voilà une bien bonne idée … Je n’en avais pas fini de construire d’improbables tunnels en Lego,
de faire serpenter la voie Jouef entre les pieds de la table du salon, au grand dam de l’autorité parentale. Parait-il
que ça gêne pour passer le balai ...
Par la suite j’ai eu ma période modélisme. Là je passais des heures enfermé dans « l’atelier », à bricoler mes modèles
réduits afin de les améliorer … en théorie ! Mais comme le dit le proverbe, c’est en forgeant qu’on devient modéliste,
et j’ai fini par obtenir quelques bons trucs.
J'ai complètement arrêté le modélisme lorsque je me suis intéressé pour de bon à la photographie. Tout comme les trains, la passion de la photographie me titillait depuis ma naissance : en plus de travailler à la SNCF, mon père pratique la photographie depuis une grosse trentaine d'année. Autant vous dire que j’ai souvent entendu parler de « cinq six », de « un deux cent cinquantième » ou encore de « Kodakrome vingt-cinq » sans rien comprendre. J’avoue avoir fait souvent n’importe quoi avec des appareils jetables Kodak ou Fuji. D’ailleurs, il n’y a pas longtemps, j’ai retrouvé au fond d'un tiroir ma première photo de train … enfin mon « premier carnage » serait plus exact puisqu’il s’agit d’un point orange au fond de la photo, cadrée obliquement. On reconnaît tout de même une Sybic avec un Corail. J’avais 10 ans et c'était en gare de Romanèche-Thorins. Par la suite, quand l’envie me prenait soudainement et que mon père était d'accord je piquais l’appareil de celui-ci, jusqu'en 2006 où un vieux F-801 m'a été "légué" et avec lequel j'ai grillé quelques films argentiques. Puis au début du mois de Juin, je monte à Paris pour acheter un boîtier numérique : un Nikon D200. A partir de là, les clichés vont s'enchaîner.
Actuellement je suis un peu touche à tout en terme de sujets photographiques, même si la majeure partie de mes inspirations
concerne le monde ferroviaire. Fort logiquement j’ai commencé par photographier les trains en plans serrés. Mais à cause de
l'aspect répétitif de l'exercice, j’ai voulu intégrer d’autres éléments dans les photos, toujours plus.
Si bien qu'aujourd'hui mon regard sur les trains à complètement changé. La pratique
et le recul aidant, je suis devenu très exigeant envers moi-même et, dans le domaine du ferroviaire, mon activité photographique
actuelle repose sur deux piliers : l'environnement et l'ambiance. Au fil du temps mes cadrages se sont élargis, des
éléments a priori perturbateurs entrent dans le cadre et viennent agrémenter le cliché. J'aime à dire que lorsque je
fais des photos de trains je fais en fait de la photo de paysage "dynamique". Un paysage où le train est le sujet.
Quant à l'ambiance, elle peut prendre de multiples formes : ambiance d'un instant comme le lever du jour, ambiance d'un lieu
comme la ville ou les gares, ambiance typiquement ferroviaire ... Pour donner un exemple de l'évolution de mon regard, je dois
dire qu'à l'époque où je photographiais des X-2800 sur les viaducs de Morez, je n'imaginais pas qu'un jour j'allais immortaliser
des trains en pleine ville, avec des publicités en avant-plan ! Ainsi, les deux parties de ce site Internet reprennent ces deux
fils conducteurs de ma démarche photographique.
Ma vision artistique de la photographie ferroviaire, mon envie d'ancrer mes clichés dans l'espace et dans le temps et mon goût des belles choses m'ont poussé à rejoindre le Projet Images & Trains. En cliquant sur l'image ci-dessous vous accéderez à une plate-forme présentant un ensemble de démarches photographiques autour du monde ferroviaire.